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 flecheLa chronique de Mathieu Arzeno, tous les mois, dans Echappement
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Panne sèche (N°517 - 27/08/2010)

Nous avions bien préparé ce rallye d'Allemagne, avec une séance d'essais pour travailler les réglages et me familiariser avec mon nouveau copilote, Renaud Jamoul, qui m’apporte toute son expérience. Après les reconnaissances, nous étions plutôt confiants.
Pourtant, une fois sur place, tout n'est pas franchement allé au mieux, à commencer par une mauvaise fièvre qui m'a pris juste à la veille du départ et qui ne me mettait pas dans les meilleures conditions. Suite à la sortie de Kevin Abbring, nous n'avons pas disputé le premier chrono. Ensuite, ça n'allait pas trop mal, malgré quelques soucis de freins, mais nous n'étions pas les seuls dans ce cas. Sur ces routes vraiment très sales, rapides et étroites, le paysage défilait à toute allure, ça me semblait aller vite quand même, mais plutôt sur le plat et dans les descentes. L'auto était bien équilibrée, mais le moteur me paraissait manquer de pêche, ce que certains chronos partiels ont confirmé par la suite : dans les montées, nous étions largués ! Hans Weijs Junior, qui connaît bien le terrain, était parti très fort, mais nous n'étions pas très loin de Neuville, puis Thierry a abandonné, et j'ai cassé une jante contre un trottoir. Après avoir essayé de continuer, il a bien fallu changer la roue, et nous avons laissé trois minutes et demie dans l'histoire.
Malgré cela, nous étions quand même quatrièmes le vendredi soir, et comme l'équipe PH avait décelé la sonde de déphasage déficiente qui empêchait le moteur de donner toute sa puissance, nous comptions bien remonter le lendemain. Nous étions plus ou moins dans le sillage de Weijs, avec un bon espoir de remonter. Hélas, une autre avarie du calculateur électronique a entraîné une grosse surconsommation et nous nous sommes bêtement retrouvés en panne d'essence à quelques virages de l'arrivée de Panzerplatte. Comme on n'arrivait pas à vraiment régler ce problème, nous avons préféré jeter l'éponge samedi soir et attendre des jours meilleurs. De ce côté-là, ça s'annonce intéressant et j'espère vous en parler très bientôt...


« Sur ces routes très sales, rapides et étroites, le paysage défilait à toute allure »
(photo François Baudin/DPPI)

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NUMERODATECHRONIQUE
49524/10/2008Sébastien Ogier : Que du bonheur !
Après quelques sueurs froides en Espagne, nous avons remporté ce titre Junior : ouf ! Une grande satisfaction, pour nous et pour toute l’équipe, parce que même si on pouvait, dans l’absolu, être satisfait de notre saison, il restait à concrétiser avec un résultat tangible à la clé.
Nous étions en position de décrocher ce titre en Catalogne, lorsque nous nous sommes fait avoir. Je savais que la dernière partie de spéciale était très mauvaise et nous avions l’idée de rouler assez vite, jusqu’à cette portion. Comme c’était un deuxième passage, il y avait bien un peu de terre dans quelques trajectoires, mais je l’avais noté et anticipé. En revanche, dans ce virage précis, pour moi, les WRC n’allaient pas aller aussi loin dans la corde. En fait, c’était complètement pourri et je suis arrivé bien trop vite pour l’état de la route. Dans ma situation, j’aurais dû prendre encore plus de marge. Peut-être que si j’avais arrêté pour repartir en super rallye, le moteur n’aurait pas cassé. On peut aussi invoquer la malchance d’avoir tapé aussi fort, et juste deux virages avant l’endroit où l’on avait décidé de lever le pied ! Inutile de refaire le monde, nous avons fait une c…, point ! Le mieux aurait été d’avoir des notes adéquates et d’éviter ce type de piège. Il faut être plus attentif en reconnaissances, d’autant que nous n’avions pas d’ouvreur en JWRC.
Tant pis pour nous, il a fallu se restreindre à jouer placé en Corse. Vu l’enjeu, il y avait une grosse pression, parce qu’on savait que le moindre faux-pas pouvait être compromettant pour mon futur. En même temps, nous restions confiants, parce que nous savions être capable de bien faire sans prendre le moindre risque : c’était plus frustrant que vraiment angoissant. J’avais également toute confiance en PH Sport au niveau mécanique, et tout s’est bien passé au final. Bien entendu, j’espère que cela me permettra d’évoluer en WRC la saison prochaine. Citroën Sport, en tout cas, m’a déjà fait un cadeau fantastique en m’engageant au rallye de Grande-Bretagne (5-7 décembre) au volant d’une C4 WRC, qui sera alignée par PH Sport. J’ai hâte d’y être et de vous le raconter !

En Grande-Bretagne, Sébastien pilotera une C4 WRC, grâce à Citroën Sport, la FFSA et Total !

(photos Christian Chiquello et DR)

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