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La chronique de Mathieu Arzeno, tous les mois, dans Echappement
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Trouver le rythme (N°516 - 27/07/2010)
Vous le lirez plus loin en détail, le Rallye de Bulgarie a été une très bonne expérience pour moi. Malgré le manque de roulage avec la C2 Super 1600, nous nous sommes assez vite mis en route, peut-être même un peu trop ! Après la première spéciale, je me suis retrouvé en tête et j’ai voulu jouer le rallye dès le départ, ce qui n’était pas mon but initial. Je savais que je ne serais pas loin, mais pas au point de me retrouver devant Thierry Neuville tout de suite. La deuxième journée, malheureusement, ne s’est pas aussi bien déroulée…
Il est vrai que le rythme du championnat du monde est très différent des épreuves françaises. Un écart de cinq secondes ne veut pas dire la même chose en mondial. Il faut savoir prendre son mal en patience et ne pas réagir du tac au tac, tant la physionomie des courses est différente. En WRC, en effet, il est très compliqué d’aller au bout des trois jours de course sans rencontrer de problème, et ce sont les pilotes qui arrivent à bien gérer cet aspect qui s’en sortent le mieux. J’avoue avoir encore un peu de mal avec ça. Si je prends cinq ou dix secondes dans une spéciale, j’ai envie de contre-attaquer tout de suite dans la suivante…
Sinon, j’ai eu un très bon feeling avec mon ingénieur et Bernard Piallat, le patron de PH Sport, que je connaissais déjà. Sans doute ne m’attendaient-ils pas non plus tout de suite à ce niveau. Toujours est-il qu’ils ont décidé de préparer au mieux la prochaine manche, en Allemagne, avec une journée d’essai complète. La C2 Super 1600 est en effet une voiture assez vive qui nécessite d’être parfaitement réglée pour en tirer tout le potentiel.
En Allemagne, je vais partir sur le même rythme, en tenant compte de l’expérience bulgare. Je pense également améliorer mes notes, qui étaient sans doute trop pointues. Je ne fais pas une fixation sur le championnat : je veux surtout démontrer ce dont je suis capable. En jouant la victoire à chaque rallye et, si je ne suis pas en mesure de gagner, en montant sur le podium.
(légende)
Après la Bulgarie, il reste trois rallyes à Mathieu pour décrocher la victoire. Rendez-vous en Allemagne, du 20 au 22 août !
(photo © François Baudin/DPPI)
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les chroniques archivées |
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| 516 | 27/07/2010 | Trouver le rythme Vous le lirez plus loin en détail, le Rallye de Bulgarie a été une très bonne expérience pour moi. Malgré le manque de roulage avec la C2 Super 1600, nous nous sommes assez vite mis en route, peut-être même un peu trop ! Après la première spéciale, je me suis retrouvé en tête et j’ai voulu jouer le rallye dès le départ, ce qui n’était pas mon but initial. Je savais que je ne serais pas loin, mais pas au point de me retrouver devant Thierry Neuville tout de suite. La deuxième journée, malheureusement, ne s’est pas aussi bien déroulée…
Il est vrai que le rythme du championnat du monde est très différent des épreuves françaises. Un écart de cinq secondes ne veut pas dire la même chose en mondial. Il faut savoir prendre son mal en patience et ne pas réagir du tac au tac, tant la physionomie des courses est différente. En WRC, en effet, il est très compliqué d’aller au bout des trois jours de course sans rencontrer de problème, et ce sont les pilotes qui arrivent à bien gérer cet aspect qui s’en sortent le mieux. J’avoue avoir encore un peu de mal avec ça. Si je prends cinq ou dix secondes dans une spéciale, j’ai envie de contre-attaquer tout de suite dans la suivante…
Sinon, j’ai eu un très bon feeling avec mon ingénieur et Bernard Piallat, le patron de PH Sport, que je connaissais déjà. Sans doute ne m’attendaient-ils pas non plus tout de suite à ce niveau. Toujours est-il qu’ils ont décidé de préparer au mieux la prochaine manche, en Allemagne, avec une journée d’essai complète. La C2 Super 1600 est en effet une voiture assez vive qui nécessite d’être parfaitement réglée pour en tirer tout le potentiel.
En Allemagne, je vais partir sur le même rythme, en tenant compte de l’expérience bulgare. Je pense également améliorer mes notes, qui étaient sans doute trop pointues. Je ne fais pas une fixation sur le championnat : je veux surtout démontrer ce dont je suis capable. En jouant la victoire à chaque rallye et, si je ne suis pas en mesure de gagner, en montant sur le podium.
(légende)
Après la Bulgarie, il reste trois rallyes à Mathieu pour décrocher la victoire. Rendez-vous en Allemagne, du 20 au 22 août !
(photo © François Baudin/DPPI)
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