Premier jour de recos pour les 92 équipages du Tour de Corse

C’est par le Cap Corse, que débutaient hier lundi de Pâques, trois longues journées de reconnaissances des 333,48 km d’épreuves spéciales. Les pilotes prioritaires se présentaient en avance, sur la spéciale Cagnano-Pino-Canari (35,61 km), qu’ils effectueront en course la journée de samedi. « Un gros morceau d’entrée. Il faut se remettre dans le rythme et prendre les notes », jugeait Sébastien Ogier avant son deuxième passage. « C’est un moment important, ce sont des spéciales que l’on ne connait pas, c’est la première fois que l’on passe ici. Il faut bien travailler ».
Sebastien Loeb juste derrière déclarait la difficulté de la prise de note dans cette spéciale. « Elle est pas facile à noter. J’ai du mal à évaluer un 110 ou 110+. Si tu n’es pas parfait, cela risque de se ressentir au chrono. J’espère que ca ira mieux pour les autres ».
Suivait Thierry Neuville, apparemment bien remis de sa grosse sortie de mercredi dernier, aux essais. « La montée jusqu’au col est difficile, la fin est technique, avec de nombreux petits ponts étroits. Il ne faudra pas faire de conneries et rester dans le rythme ». Dani Sordo se souvenait avoir roulé l’an dernier en essais sur cette base. « Oui, mais c’était sur 3,5 km uniquement », précisait-t-il. Quand à Andreas Mikkelsen, il avait gagné la Giraglia en 2011 et était passé ensuite en IRC sur une partie de la spéciale. Enfin Bryan Bouffier gagnait l’an dernier le Cap Corse Historic Rally sur une Porsche… « Mais c’était dans l’autre sens ! », précisait le drômois.
Les pilotes enchainaient ensuite avec le désert des Agriate (15,45 km) et Novella (17,39 km) à parcourir deux fois. Soit une journée de 421,38 km avec les liaisons.
Aujourd’hui la Castagniccia (première journée de course vendredi), avec 351,98 km et deux spéciales à reconnaitre. Demain Ajaccio avec la reco de la plus longue spéciale Véro-Sarolla-Carcopino (55,17 km) et la Power Stage de Coti Chiavari (16,25 km). Le 61e Tour de Corse automobile a déjà commencé.
Texte et photos
Alain Camoin

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