La Corse, terre d’essai pour la C3 R5

© Alain Camoin

Présente pour quatre jours (du 15 au 18 janvier) sur l’Ile de Beauté, l’équipe de développement de Satory teste la nouvelle arme de Citroën avec Yoann Bonato à son volant.
Sa robe grise immaculée sans aucun sticker la confondrait avec une banale citadine sur un parking de supermarché. Seul le sigle sous le rétroviseur et la taille impressionnante des ailes renvoient à la réalité du rallye. C’est avec le numéro 0 sur les portières que le pilote lui avait fait faire ses premiers tours de roues en compétition lors du dernier rallye du Var. Sur la base d’essai de 3,9 km de Pancheraccia, en Haute Corse, le champion de France semble satisfait des premiers tests insulaires. « Nous venons chercher ici le beau temps et la spécificité des routes. Ces tests nous permettent de mieux définir le meilleur set-up pour le prochain Tour de Corse. Il y a encore un peu de travail sur l’équilibre général, mais la voiture a un potentiel énorme. » Car avec l’homologation prévue au mois de mars, Jean-François Grandclaudon, l’ingénieur Citroën qui a suivi l’ensemble du projet, compte sur la manche française du Mondial pour glaner la première victoire en R5. « Nous voulons que la C3 devienne la référence en la matière. Aussi bien en termes de performance, de fiabilité que de maitrise en coûts d’exploitation. » A peine homologuée, la sœur cadette de la WRC sera commercialisée à des teams privés, mais Citroën utilisera ses pilotes « maison », Stéphane Lefebvre et Craig Brenn, qui ont aussi travaillé au développement de la bête, lorsqu’ils ne seront pas engagés à l’étage supérieur. L’équipementier « freinage » de la voiture a suivi ces essais avec intérêt. « Si les tests sont OK en Corse, ce sera bon pour tous les autres terrains », confirmait Steph Rowson, le coordinateur. L’objectif selon Jean-François Grandclaudon sera de détrôner Skoda en WRC2. Réponse du 3 au 5 avril sur les exigeantes routes insulaires. A. Camoin

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