Partira, partira pas… Avant le départ de la Nouvelle-Zélande, l’octuple champion du monde des rallyes a bien voulu dresser pour nous un bilan de mi-saison puis évoquer ses perspectives d’avenir. (extrait de l’interview paru dans Echappement 539 du mois de juillet)…
A mi-saison, tu comptes 30 points d’avance sur ton plus proche poursuivant, qui est Mikko Hirvonen, ton équipier. Qu’est-ce qui peut t’empêcher de remporter un neuvième sacre ?
Tout peut basculer rapidement. Rouler à bloc, ici en Nouvelle-Zélande ou ailleurs, sans commettre la moindre erreur ni avoir le moindre problème, ce n’est jamais acquis d’avance. Il suffit que je fasse un score nul, que Mikko s’impose, et tout est relancé. Pour l’instant, je ne considère pas que c’est gagné, loin de là.
Tu préfères cette situation de sérénité retrouvée dans l’équipe ?
Oui c’est clair. Mais la sérénité, ce n’est pas par rapport à Mikko ou Ogier. Le problème n’est pas là. Ce qui facilite surtout les choses cette année, c’est qu’il n’y a plus ces histoires de balayage. Le plus rapide est devant. Il y a moins de questions à se poser et de stratégies d’équipes qui foutent la merde comme en Grèce en 2011.
Que manque-t-il à tes rivaux pour te faire vaciller ?
Les Ford, c’est la fiabilité, Latvala surtout. Mikko jusqu’à présent, c’est un peu l’inverse. Il est souvent un poil moins vite, mais il est très régulier. Du coup, il est finalement le plus dangereux.
Quand on a huit titres et soixante et onze victoires, après quoi court-on encore ?
C’est la question. Je n’en sais rien.
Si tu peux te montrer usé par les reconnaissances, les obligations médias, tu ne sembles jamais rassasié de victoires. Qu’est-ce qui est si bon dans le succès ?
Quitte à faire les recos et tout le bazar autour, autant essayer de profiter et de réaliser de belles choses une fois que je suis dans la caisse ! Tant que tu sens que tu maîtrises ton sujet, c’est plus agréable de signer des meilleurs temps que d’être derrière. Quand je m’investis dans quelque chose, je le fais correctement. C’est quelque chose de naturel chez moi, je n’ai pas besoin de me forcer. Et quand tu es au volant en spéciale, tu ne prends du plaisir que lorsque tu attaques et qu’il y a quelque chose à aller chercher.
Retrouvez l’intégralité de cet interview dans le n°539 d’Echappemnt, numéro en vente en ligne sur hommell-magazines.com.



